Jiji

par Tonton & Jiji
0 commentaire

J’avais fait un texte de présentation sur Tonton donnant un nom mais aussi un caractère et une personnalité à ce vieux camping-car Ford Transit. Donc voilà, ci dessous, celui de Jiji dont je ne pouvais me passer pour lui rendre honneur de sa présence parmi nous. Ce texte est tout aussi créatif. Bonne lecture…

Qui est Jiji?

Le J5 est un véhicule emblématique de la culture populaire. Dans ses aventures, sa vie est rythmée par la recherche et la découverte.
Et notre Jiji nous emmène en virée pour découvrir le monde. Sur le chemin, il se retrouve au milieu de récits d’aventures tant recherché. C’est un drôle de camping car, intrépide, joyeux et dotée d’une force incroyable. Fils de la lignée de chez Peugeot, un brin vintage, il vit dans un grand local en compagnie de ses propriétaires et de leurs chats. Jiji ne connait aucune contrainte,  il entraîne ses propriétaires dans des aventures extraordinaires…

Sa personnalité 

Jiji est chaleureux, plein de compassion, gentil, futé, généreux et joueur. Il est aussi très patient et attentif envers les aventures qu’il rencontre. Ainsi, il s’arrête souvent pour entendre ce que chaque aventure a à lui dire. Il écoute les chansons et essaie même de comprendre les discours illogiques et diabolique. À tord, mais il n’est pas sourd alors tant mieux.

Jiji est terriblement dépaysant. Il est aussi d’une courtoisie exemplaire, car il veut prouver à son entourage, qui semble le considérer comme trop étourdi et rêveur, qu’il connaît les bonnes manières et toutes les leçons qu’il se force à apprendre. Sa bonne éducation ne lui évite cependant pas les gaffes auxquelles le conduit sa nature spontanée.

Idéologie

Jiji est considérée comme un icône masculin. Libre, indépendant, puissant, le vieux héro « anarchiste en camisole aluminium » remet en cause les rapports de pouvoir entre économie et authenticité, entre urbains et rurales.               

Jiji représente la propre recherche d’une figure qui possède le pouvoir de la liberté mais n’en abuse pas. Et nous insistons sur le fait qu’il ne le fait jamais. 

Les modes de vie ont toujours eu leurs lots de la contestation, par le biais de l’absurde, d’un certain ordre établi du monde réel et de l’arbitraire du langage. C’est mettre au jour la nature purement conventionnelle du lien entre signe et sens. Le texte est aussi une critique de la société, notamment de ses intérieurs « fonctionnels », où chaque chose doit trouver et tenir une place.

Son ami

Jiji a un ami, Tonton qui habite la même maison que lui. Tonton est impressionné par la longueur et l’énergie sans limite de Jiji. En effet, jiji semble avoir une personnalité très différente de celle de Tonton. 

Jiji contribue à lutter contre les représentations stéréotypées et économique des camping-cars. 

Ses compagnons

Le pays est un lieu d’excès, où la frustration les transforment physiquement, et où la cruauté s’exprime sans retenue, peuplé de personnages ambigus et inquiétants.
Ses propriétaires se meurent  dans ce monde « sans humour, ni sympathie ». « À quoi bon une vie sans joie, ni projet ? », se demandent ils. Mais voilà que Jiji vêtu d’une cellule avec un porteur passe près d’eux en roulant. Cela ne les étonnent pas le moins du monde. Pourtant, lorsqu’ils le voit ouvrir son capot et s’écrier : « Je veux rouler ! Rouler ! Rouler ! », ils se disent que décidément ce camping car a quelque chose de spécial. En entrant dans sa cellule, ils firent une chute presque interminable qui les colla aux sièges et les conduira dans un monde aux antipodes du leur…

Crise identitaire

Leurs traits de caractère en font des explorateurs idéaux, d’autant plus que ces propriétaires se montrent d’emblée d’une insouciance totale, s’engageant dans la cellule sans songer un seul instant à la manière dont ils pourront en ressortir.

Dès son arrivée, ses propriétaires se retrouvent en proie à une véritable crise d’identité, en raison de la métamorphose physique que Jiji subit. Mais aussi de la perte du savoir culturelle auquel ils voudraient tant se référer pour tenter de comprendre et de rationaliser le monde étrange qui les entoure. Ayant oublié toute citation, ils deviennent par ailleurs agents d’aventures.

‌Au Pays des aventures de Jiji, le temps est déréglé, au point d’être condamné à vivre éternellement à l’heure de l’instant que l’on souhaite. On peut, tout d’abord, le considérer  comme un monde surréaliste, coloré et ingénu. 

You may also like

Ce site utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que cela vous convient, mais vous pouvez vous désabonner si vous le souhaitez. Acceptez Lire la suite