L’anxiété

par Tonton & Jiji
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D’être trop anxieux, porte aussi tous les noms : Burn-out, burn-in, dépression, parfois on osera dire bi-polaire… 

L’idéologie de l’entrepreneuriat

Un artisan m’a dit un jour : “une personne anxieuse ne peut être un travailleur indépendant.” Et en effet, en tant qu’indépendant, on souffre d’un stress important. C’est difficile de savoir faire la part des choses, de vivre l’instant présent et de décrocher de son entreprise et de ses obligations. Il est pensé qu’on a une liberté impressionnante sauf qu’on a une pression constante d’insécurité. Rien est jamais gagné. D’ailleurs, c’est reconnu, on entend souvent “que les commerçants se plaignent tout le temps malgré le black qu’ils font”… Mais on entend jamais que bons nombres d’entre eux vivent en dessous du seuil de pauvreté et qu’ils auront une pension de retraite de merde malgré ses présences de 60 h par semaine pendant leur carrière.

Présence

Une copine d’enfance me demandait si c’était bien d’être à son compte. Quelle était la différence ? Je dirai, quand on est salarié, une fois qu’on a débauché, on oublie son travail et il ne reviendra vraiment dans nos pensées une fois qu’on aura à nouveau embauché. En tant qu’indépendant, on ne débranche jamais. On a toujours le cerveau en ébullition. Il est difficile de couper. On est loin des journées de 7h de travail. On est plus à 10 – 12 h par jour avec 2 semaines de vacances par an et une journée de congé par semaine. Bref, on arrive au milieu de semaine que nos 35h sont déjà fait. Ça devient quasi obsessionnelle entre les devis, facturations, la comptabilité, et produire, sans oublier de toujours chercher des nouveaux contrats. C’est un cycle sans fin. On a l’obsession de la performance et de suivre au mieux le business plan journalier. On se fait des cheveux blancs sur des chiffres mensuel à comparer aux années passées le volume produits et le chiffre d’affaires effectué… 

En solo ou en groupe

Un client me rapportait que chaque statut avait ses contraintes différentes. Lorsqu’on est un  artisan solo, on doit apprendre à être au four et au moulin et gérer les relations clients. Quand on a une équipe, il faut savoir manager. Et ménager la chèvre et le chou. En effet, rien est tout blanc ou tout noir. Chaque situation demande une adaptation et sans cesse des points à traiter différents. 

L’épuisement

Je pense qu’on en parle très peu mais tout comme les agriculteurs qui sont épuisés et cherchant le repos éternel, je pense que dans certains secteurs de l’artisanat cela se produit aussi. La solitude et la pression peut parfois nous dépasser. 
La sérénité ne se trouve pas selon moi vraiment ni dans les champs ni dans les ateliers. Le nerf de la guerre, c’est l’argent. On a beau se démener, travailler énormément mais le modèle économique n’est plus viable.

Une vie de Bohème

Nous entendons souvent parler d’art, de culture… sauf que van Gogh a toujours été miséreux et n’a jamais vécu de son art. Et bons nombres d’artistes ne sont vus que comme des marginaux utopistes voir fainéants refusant de travailler à la chaîne et exagérant dans l’investissement de leur activité de loisirs. Pour être créatif, faut il en avoir les moyens financiers ou de se satisfaire de pas grand chose, ceci marginalise! 

Au Tribunal de commerce, j’ai entendu dire : “les gens arrêtaient parce qu’ils ne veulent plus continuer.” Mais d’entreprendre, c’est bons nombres de sacrifices financier,  familiale, de loisirs, qui ont une répercussion au niveau de la santé… 

Pour minimiser ces drames

Souvent il est rapporté, “oui mais c’était un mauvais commercial” ou “non mais c’était d’ordre privé ou financier”, “il ne savait pas gérer”… Pourquoi affirmer de tels propos ? Avez vous quelques choses à vendre? En faites, nous ne savons pas! Mais c’est l’accumulation de points qui font arriver à ce geste fatal. Le plus rien à quoi se rattacher! Souvent le quotidien est bien solitaire. Et où le cumul de difficultés sont devenus des grosses montagnes infranchissables à toujours crapahuter sans cesse, sans repos et parfois en vain toujours bon à gratter plus comme dans un puit sans fond. Nous ne saurons jamais la réelle difficulté à moins de passer à la manœuvre du bateau… Et vous, une fois au poste de pilotage où trouverez-vous votre salut? 

Toujours motivé à devenir indépendant

Alors bienvenue dans les foulées de l’indépendance où les pas coûtent plus chers qu’il ne rapporte dans bons nombres de domaines alors bonnes pistes! 

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